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L’élevage, un secteur sur lequel on peut compter...

2017-03-10 21:16:30

Où que vous allez dans ce vaste pays, vous  constaterez que les  Mauritaniens ne vivent en très grande partie que de l’élevage. Toutes les familles, à quelques petites exceptions prés, disposent d’animaux domestiques. Pour les riches, les troupeaux de bovins, camelins, caprins et ovins se comptent par centaines voire par milliers. Pour les pauvres ,pas moins de deux à dix vaches par famille dans les régions du sud , centre et Est et une à 5 chèvres ou  paire de chamelles pour les familles dans le nord et à Nouakchott.
L’Etat ayant pris conscience de l’importance  de l’élevage dans le développement économique du pays (qui représente 80% des apports dans le secteur rural  et une contribution  de 14.3 % au PIB  en 2006) lui a créé un département ministériel autonome.  Les éleveurs se sont organisés au sein du Groupement National des Associations Pastorales   (GNAP) par lequel, ils pilotent par eux mêmes les différents projets que l’état initie en leur faveur.
Parmi ces projets : le PRREF (Projet de Renforcement de la Résilience de l’économie Familiale grâce à la productivité de l’élevage) financé par l’UE à travers « Acting for life » pour les régions des deux Hodhs, Assaba , Guidimagha  et son complément  le BRACED pour les régions du Brakna; Gorgol et Trarza financé par DFID (coopération Britannique).
En tournée dans la Mauritanie « Al A3magh » (profonde), chère au pionnier-reporter  Mohamed Zemzam, « Adrar.info » a suivi depuis Nouakchott une équipe  GNAP chargée d’évaluer les réalisations de ces deux projets dont le premier (PRREF) lancé en Mars 2014 prendra fin le 28 février 2017 et le second (BRACED) lancé en Janvier 2015 s’achèvera en décembre 2017. Le GNAP dont le siège est à Nouakchott est présidé par Monsieur El Hassen Ould Taleb.
Le coordinateur du GNAP , le sémillant jeune ingénieur géotechnicien  Kane Aliou Hamady qui dirigeait avec brio cette équipe qui a traversé en moins de dix jours les régions du Trarza, Brakna , Gorgol, Guidimagha, Assaba et les deux hodhs, nous a apporté toutes les informations que nous cherchions et nous a mis en contact direct avec les bénéficiaires de ces projets, oh combien utiles pour ces populations sobres et dignes , souvent isolées dans des contrées lointaines.
Monsieur Kane nous a appris (et montré sur le terrain)  que pour sécuriser les pistes de transhumance du bétail , les projets PRRREF et BRACED ont réalisé  dans les 7 Wilayas concernées   : Onze (11) puits équipés de pompes solaires avec bassins abreuvoirs;  Sept (7) parcs de vaccination de bétail; Sept (7) magasins de stockage pour aliments de bétail;  Deux (2) marchés à bétail (Timbedra et Selibaby) ; Une quantité de 1210 tonnes d’aliments de bétail et la valeur de dix  Millions 500 milles Ouguiyas de produits vétérinaires.
Dans le cadre de la formation, le coordinateur nous a indiqué que dans chaque région des sessions de formation ont touché: 26 techniciens SIG (système d’information géographique), 108 acteurs impliqués dans le commerce du bétail, 40 auxiliaires vétérinaires….
Concernant les statiques, le coordinateur a signalé que les dernières estimations approximatives  font état de : Vingt cinq Millions (25M) de petits ruminants, deux (2) Millions de Bovins, un Million 600 milles camelins, un Million d’Asins et 630.000 Équins.
Par nous mêmes, nous nous sommes rendus compte que les membres et présidents des bureaux régionaux sont élus par les associations pastorales dans chaque  Wilaya.
Les éleveurs contactés par nos soins semblent satisfaits des résultats de ces projets mais estiment que des projets similaires sont nécessaires pour répondre aux énormes besoins.
Quant à nous , nous pensons que les expériences des régions du Sud, centre et Est du pays en matière d’élevage  doivent être étalées au Tagant, Inchiri , Adrar, Tiris Zemmour qui comptent aussi des milliers de camelins , petits ruminants et des centaines de bovins.
Ely Salem Khayar
Adrar-info


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Mauritanie: Aziz tient à ses réformes et les Mauritaniens à leur drapeau...

2017-03-10 22:01:17

Le360 - Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz tient à sa réforme constitutionnelle, que le peuple y souscrive ou non.

D’ailleurs, après avoir promu un référendum populaire pour entériner les réformes préalablement votées par les députés, le président a fait volte-face en arguant que le référendum coûtait trop cher pour un pays en crise, reconnaissant ainsi, et de facto, que la Mauritanie est embourbée dans une crise économique aigüe alors que lui et son gouvernement ont toujours soutenu le contraire.


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Sénégal : Khalifa SALL : «on m’a demandé de renoncer à mon ambition ou…. »

2017-03-11 11:13:20

Le maire de Dakar, qui animait, cet après-midi un point de presse, suite à sa convocation par le Doyen des juges, a balayé d’un revers de main les accusations que le procureur de la République a étalées vendredi dernier.


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Mauritanie /Agriculture : La Ministre, de nouveau à Rosso, pour insulter les agriculteurs…

2017-04-18 15:13:59

« El wezireu dahsetnee bziyaratt bla vayde elina »… littéralement en français « la ministre nous agace par des visites sans apport sur nous agriculteurs »… C’est avec cette diatribe, si elle en ait réellement une ou si elle reflète la réalité que personne ne peut dire et que cet agriculteur lâche sans regret quand on lui a annoncé la visite de la ministre au Trarza, durant laquelle elle doit passer de longues 72 heures. En fait, les visites de Lemina Momma sont des visites où rien ne se passe d’important à des visites de routine et meublage du temps, elle l’avait dit au et fort qu’elle n’avait rien à donner aux agriculteurs. Et qu’elle commençait à craindre le secteur, où tout est fait et qu’on n’ait jamais satisfait des résultats… En réalité ce que la ministre ignore ou fait semblant d’ignorer, c’est son incapacité à gèrer une agriculture au bord de la faillite, saignée à blanc par des agriculteurs qui n’oublient et lâcherons la politique de sabotage qu’orchestre le président pour signer sa mort lente mais certaine. Des visites presque carnavalesques, pendant lesquelles la ministre apprend toujours, et cet effort de connaître un secteur, lui fait perdre le temps d’agir en apportant des réformes et reconnaître, s’il faut avec courage et honnêteté l’échec de sa gestion depuis sa nomination, elle et sa secrétaire générale M. Courbaly… Pourtant les chargés de mission, un ou deux directeur ajouter au délégué peuvent suffire en lieu et place de madame la ministre, d’une part ils sont plus expérimentés, d’autre part ils seront plus souples envers des producteurs qu’ils connaissent très bien, mieux qu’une ministre très cartésienne et méprisante face à des interlocuteurs misogynes et machistes. Ces agriculteurs ne croient plus ce que leur dit la ministre, sur la formation, qui lui tenait à cœur, et qui n’a pas eu lieu, aucune session de formation ou le plus petit atelier n’a été fait de 2016 à nos jours, résultat des agriculteurs appauvris et non formés. Les semences n’existent toujours pas, il faut se rabattre sur le Sénégal pour avoir de bonnes semences. Le crédit agricole, laissé entre les mains non ingénieuses de jeunes analphabètes du domaine, doit fermer ses portes et comptes faute d’argent et de clients. Les jeunes producteurs diplômés ou non, ont déchantés, car ils n’ont ni trouvé la richesse, ni un emploi digne du nom et rémunérateurs proportionnellement avec l’effort et les investissements. Quand tu leur évoque le ministère ou la ministre, ils te répondent sans rougir par un « tfou » tiré… L’échec de la politique agricole actuelle est voulue, car le Japon ne cesse de déverser du riz gratuit parfois périmé et endurci, pris par des consommateurs pour du plastique, ce riz controversée est régulièrement vendu et l’argent collecté sert fallacieusement aux dépense à la frontière avec le Mali comme effort de lutte contre le terrorisme, hum et ah !... La Thaïlande vend et fait crédit de son riz qui moisit dans les stocks à moins de dix ouguiyas le kilo pour l’exportation par milliers de tonnes, Ehl Ghaddeu, les associés du président de la république de Mauritanie commerçant nommé Mohamed Abdel Aziz, y trouvent d’énormes bénéfices, malgré la fausse hausse de la taxe douanière sur le riz commercial, c’est-à-dire non gratuit importé. Tout dernièrement des milliers de tonnes de riz périmé ont été frappés d’interdiction de vente au Sénégal, un commerçant mauritanien s’est présenté et a tout pris, pour le marché mauritanien naturellement… Faut-il rappeler que M/ Momma avait opéré des changements significatifs, pas dans les postes mais dans les appellations des différentes directions, or cette valse des directeurs n’avait comme premier objectif de bloquer tout fonctionnement normal du ministère, personne ne savait qu’est ce qu’il est ni ce qu’il doit et ne doit pas faire. Le deuxième objectif, était d’empêcher ces hauts responsables d’avoir droit à quoi que ce soit sauf leur maigre salaire… Ainsi on pouvait trouver un Miské, qui ne s’occupait que du foncier et ses périmètres, chargé de mission sans réel mission. Un Yahya qui s’efforçait malgré son état de santé, à trouver de bonnes semences pour l’agriculture, devenir directeur adjoint enfermé chargé de la lutte contre les ennemis des cultures etc.etc. C’est finalement très rigolo, voire enfantin ce que fait cette ministre pas comme les ministres femmes rurales en Afrique Sub-saharienne et femme de l’Adrar... Pour conclure, ne faut-il pas encore poser des questions sur : ce qui n’a pas été fait dans les différents secteurs de l’agriculture, à savoir entre autre : une culture du riz moins couteuse qu’actuellement; le soutien et l’organisation du maraichage sur le plan national; une lutte anti-aviaire efficace et moins chère; la lutte contre les prédateurs et dévastateurs des cultures (rats, phacochères et bétails errants); Adaptation de la commercialisation du paddy dit de qualité, au suivi de la consommation locale, bref l’agriculture mauritanienne a d’énormes potentialités mais l’activité et le soutien sont inexistants, notamment parmi les pauvres coopératives villageoises et la jeunesse qui veut se lancer dans le domaine sans trouver de starting-block pour cela…   > Sid’ahmed A. Meiloud


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Marche d’Aleg pour le «OUI» : O. Oudaa malmené malgré son rang de ministre et ex-d.g "Voleur" de la Snim…

2017-04-26 13:03:14

S’il y a quelqu’un qui a échoué dans son itinéraire politique au Brakna, c’est sans doute Mohamed Abdallahi Oudaa, ancien ministre et ex-directeur très controversé de la Snim. La réforme de la constitution entreprise par Mohamed Abdel Aziz, ne réussira pas au Brakna, à cause de la carence et l’impopularité de cadres comme Yarba Sghair, O. Oudaa, O. Djahloul, nommés et mis au devant de la scène politique etc… La particularité du ministre O. Oudaa, est qu’il est complètement blasé, après une aventure dévastatrice à la Snim où elle a connu, après le boum, une faillite dû à la chute vertigineuse du fer. Pour le rappel, Mohamed Abdallahi O. Oudaa a été cadre à la Snim pendant les années 90, mais il a été limogé sans ménagement sous Maawiya par O. Heyine, pour motif du vol de grandes quantités de gasoil. Une décennie après, O. Oudaa se voit ressusciter et nettoyé après le putsch de Aziz, où il fallait récupérer tous les mécontents du temps de Maawiya et de Sidioca, même s’ils devaient être de véreux « voleurs ». Puisque l’actualité ces derniers jours est largement retenue par braquage de l’agence de la BMCI de Tevrag-zeina par des fils de grandes tentes et de hauts responsables, il n’y a pas meilleurs moments de mettre à nu d’anciens voleurs comme O. Oudaa, réhabilité, utilisé comme voleur à la tête de la Snim par le président Mohamed Abdel Aziz et maintenu dans un ministère sans les moyens pour d’une part le sevrage de O. Oudaa du vol, d’autre part l’empêcher de galérer pour ne pas péter les plombs et dire ce qui s’est passé à la Snim lors de la fameuse crise de grève des employés. En tout cas c’est une drôle manière Azizienne de mettre fin à un vol, dont les rumeurs sur la personne en tant que président de la république, et sur sa richesse de plus en plus d’actualité.   Ø Lemrabott……..


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Marie Ofray : «Pour ces raisons, j’ai été expulsée de Mauritanie»

2017-05-10 00:07:09

Adrar Info - L’activiste française Marie Ofray a indiqué dans une déclaration à « Zahraa.mr » que le gouvernement mauritanien l’a suspecté de travailler pour le compte des organisations non reconnues (IRA – Touche pas ma nationalité), et lui a demandé de quitter le territoire de la Mauritanieavant le 2 mai 2017.

Marie qui est une activiste française, expulsée de la Mauritanie à la veille du déclenchement des manifestations qui ont secoué la capitale, a été convoquée par le directeur général de la sureté nationale, le général Mohamed Ould Meguett, dans son bureau, le vendredi 28 Avril 2017, qui lui a signifié que l’esclavage n’existe pas en Mauritanie, et qu’elle doit quitter le pays dans un délai de cinq jours au plus tard.

L’activiste Française a considéré la décision mauritanienne comme étant un refus du gouvernement Mauritanien de discuter du dossier de l’esclavage dans le pays, indiquant qu’elle est un chercheur dans le domaine des droits de l’homme, et n’a rien à voir avec les mouvements dont elle est accusée de travailler pour leur compte.

Source : http://zahraa.mr/node/12121

Traduit par Adrar.info


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Mauritanie : Les noirs ne représentent que 10 % des officiers de l’armée nationale...

2017-05-11 23:26:59

Les Mauritanies - La communauté noire deMauritanie ne représente que 10 % des officiers de l’armée nationale (7% harratines et 3% Afro-Mauritaniens). C’est ce qui ressort de l’étude menée du 2 au 11 mai 2016 en Mauritanie parAlson, Rapporteur spécial des Nations Unis sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté.

Selon le rapport qu’il doit présenter à Genève du 06 au 23 juin 2017 en marge de la 35e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les « beydanes »constituent 90% des officiers de l’armée.

Une situation qui confirme encore une fois la problématique de l’intégration des noirs au sein de la plus haute sphère de l’armée mauritanienne. Ces derniers sont plus souvent marginalisés et occupent des fonctions de manœuvre, de l’avis de nombreux observateurs.

Après la ségrégation au niveau de l’armée, c’est autour de l’administration et certaines institutions de prendre le relais.

Ainsi le document révèle que, « les Harratines (Maures Noirs) et les Afro-Mauritaniens sont systématiquement absents de la quasi-totalité des postes de responsabilité et constamment exclus de nombreux aspects de la vie économique et sociale ».

Et d’ajouter en se basant sur les statistiques de 2014, « seuls 5 des 95 sièges à l’Assemblée Nationale étaient occupés par des Harratines et un seul sénateur sur 56 appartenait à ce groupe. De plus, 2 des 13 gouverneurs régionaux et 3 des 54 préfets départementaux sont Harratines ».

Par ailleurs, le spécialiste onusien a souligné que la pauvreté et l’extrême pauvreté demeurent en Mauritanie malgré des efforts consentis dans ce sens par le gouvernement.

La pauvreté a été ramenée de 42% en 2008, à 31% en 2014 et l’extrême pauvreté de 25,9% à 16,6% sur la même période, précise -t-il.

Ibrahima Dia Les Commentaires et Réactions sur Cridem :

ET pourquoi parler du pourcentage des officiers noirs dans l' armée et montrer en diapositive de la drogue saisie? c'est la médiocrité du journaliste en question ou c'est une idiotie? il ne faut monter les uns contre les autres, les noirs uniquement peuhls, toucouleurs ont tente un coup d'état racial, ethnique en 86.87,tous les malheurs viennent de la, faut être un imbécile pour ne pas le comprendre . Voir moins

foutatoro (H)11/05/2017 14:36

Au Sujet de l'armée ethnique.

Mauritanie : Grandes prouesses du système pour la mort du système

Lisez et vous comprendrez comment le système à créer ses principaux monstres qui vont le dévorer. Les crises latentes entre les négro-africains et le système ont atteint le paroxysme dans la deuxième moitié des années 1980. 

Manifeste du négro-africain opprimé, Putsch négro-africain (réel ou inventé ?), les évènements de 1989 (et ses lots de déportation), les massacres des officiers et sous-officiers négro-africains majoritairement Halpulars du début des années 1990 ont eu comme conséquence une réaction brutale de la part du système, qui procédera à une élimination systématique et méthodique des négro-africains (une écrasante majorité de Halpulars) de tous l’appareil d’Etat. Fonction publique et corps constitués. 

Dans ces derniers, le système remplacera les négro-africains des armées de terre, mer et air par les haratines. Soldats et « petits » gradés. Si bien qu’aujourd’hui ceux – ci constituent plus de 80% des armées. Ils servent souvent de chair à canon. Et là, le système, sans s’en rendre compte, a créé le monstre qui va le dévorer si… 

En effet, inconsciemment, le système, en enrôlant massivement les haratines dans les armées, a aiguisé le couteau qui est désormais sous sa gorge. Configuration des armées mauritaniennes : officiers supérieurs constitué d’une écrasante majorité issue de la communauté beïdane et des milliers de soldats, caporaux, sergents et quelques rares officiers supérieurs haratines (au moins 80% des armées mauritaniennes). Les négro-africains sont désormais structurellement absents de tous les corps constitués. C’est un constat. Pas de polémique. 

J’ai, comme vous vu, souvent vu, notamment dans notre télé nationale monoethnique des documentaires sur l’armée montrant des soldats de régiments entiers à nos frontières, notamment Est vers le Mali et Nord vers le Maroc. Tous les hommes de troupes sont quasiment noirs et haratines, (et certainement quelques négro-africains) et les rares commandants presque tous beïdanes. Un observateur non averti de cette situation va crier au racisme, discrimination, etc. 

Choses vraies. Quant à moi, je souris. Et je me dis, ô mon Dieu si le système savait ! Car, il a, par le canal de l’Etat, créé son fossoyeur. Il a tout simplement créé « une armée dans l’armée ». Une vraie armée, potentiellement, ennemie intime du système si demain.... Aujourd’hui, nous constatons tous que l’écrasante majorité de « nos » officiers supérieurs très peu mélaninés, sont devenus soient des politiciens, soient des hommes d’affaires ou affairistes. 

Préférant Nouakchott aux frontières. Ils sont Tout sauf de vrais militaires. Au vrai sens du terme. Ils profitent des privilèges indus dus à leurs rangs alors qu’ils ont perdu toute capacité militaire sur le plan technique et opérationnel. Ils vont rarement aux frontières pour se confronter à la dure réalité du désert (chaleur, conditions de vie spartiates des hommes de troupes). 

Evidemment, leurs préférences portent sur des lits douillets. Des salons feutrés. Pour ces officiers supérieurs. Verres de thé. Kebda weu zirweu. Zrig. Je concède, je préfère cette posture si j’avais le choix. C’est humain. Conséquence : chose inattendue, dans les armées mauritaniennes, seules les haratines, au bas du bas de la hiérarchie militaire, sont finalement les vrais soldats aguerris à la guerre. Terrible erreur du système ! Et ô combien grave si… 

Cet état de fait a eu comme conséquence de créer des milliers de frustrés haratines dans les corps constitués, mais devenus, aujourd’hui, terriblement dangereux pour ce système. En effet, unième erreur qui risque de lui être fatale, le système a doté, par le canal de l’Etat, à chaque soldat ou sous-officier haratine au moins une arme et, certainement quelques munitions. Normal ! Ils sont des armées. Donc, demain s’ils se révoltaient ? A juste titre, évidemment. Pas de polémiques. Les faits sont têtus.

Pendant que je constatais cette situation troublante, je notais aussi que l’essentiel de l’économie nationale repose sur les épaules des malheureux haratines. Une grève généralisée des dockers, curieusement tous haratines, dans les ports de Nouakchott et Nouakchott paralysera immédiatement toute l’économie mauritanienne. Ils sont aussi les vrais « galériens » des marchés de Nouakchott. Et l’ossature des maisons des nababs de Tevrag Zeina et ailleurs. Ils sont partout. Indispensables. 

Pendant que je constatais cela, je me suis souvenu que le contrôle unilatéral de toute l’économie par une seule composante nationale est révoltant. Cependant, cette économie est d’une fragilité sidérante. Complétement déconcertante. Lisez et vous comprendrez. D’abord, nous disposons, au nom de la souveraineté, disait le « père » fondateur de la « nation », d’une monnaie nationale. Non convertible. Cours légal exclusivement local. Mais avant de poursuivre, notons que les négro-africains ont aussi un lourd contentieux à régler avec le système. 

Leurs frustrations sont à la hauteur de leurs souffrances. Enormes. Leur inertie actuelle ne doit pas faire oublier que la révolte instantanée peut transformer un agneau en bête féroce. Aucune arme n’y peut rien. Les négro-africains n’ont ni peur ni désespérés malgré ce que certains croient. Ils sont simplement désarçonnés encore par un traumatisme dû à la traitrise de ceux qu’ils pensaient être leurs frères ou sœurs. Tous ces faits constatés, je me suis dit que la Mauritanie ne pourra pas survivre de la révolte des frustrés. Noirs. 

Alors, que faut – il faire ? Négocier tous ensemble, les conditions de la bonne cohabitation qui permettront de sauver le pays et ainsi éviter le chaos. Et, partant, nous sauver tous. Revenons à l’économie, notamment sa fragilité. Une révolte noire aura comme effet immédiat l’arrêt net de l’économie. Il faut sauver sa peau avant de sauver ses biens. Banques à l’arrêt. Boutiques fermées si elles ne sont pas pillées. Les marchés ne seront pas en reste. 

Diverses sociétés publiques et privées à l’arrêt. L’économie se meurt. Une révolte de quelques jours induira la fonte dramatique de fortunes amassées des décennies durant. Par de vrais et méritants hommes d’affaires. Très majoritairement beïdanes. Mais aussi d’innombrables hommes d’affaires, véritables brigands des biens publics. Depuis 1960. De véritables parasites de l’économie nationale. 

Reparlons de nos pauvres ouguiyas. Dans le chaos, les caractéristiques de la monnaie nationale non convertible vont accélérer la chute de l’économie. Du jour au lendemain, face au chaos, il faut se débarrasser de ses pauvres ouguiyas qui n’ont plus aucune valeur. Ou très peu. Même dans les pays voisins. Mais puisque tout le monde est rationnel, souvenons – nous, monnaie n’ayant cours légal qu’à l’intérieur du pays, alors qui en voudra ?

Pas moi en tout cas. Et voilà que l’inflation galopante s’invite. Certains seront prêts à échanger un million de nos ouguiyas déjà pauvres, mais devenus désormais misérables, contre, au mieux, une centaine d’euros, et certainement, au pire, contre un millier de franc CFA. Une bonne affaire dans la situation du moment. Ainsi, voilà que des fortunes colossales longtemps amassées perdues du jour au lendemain. Mugabe a tué son économie. 

Il faut aujourd’hui un sac de dollars de son malheureux pays pour acheter une baguette de pain. Et pourtant son pays n’est ni en guerre civile, encore moins en guerre avec ses voisins. Voilà comment le piège monétaire va encercler le système. De toute part. Un petit ilot, ce pays, face à un dangereux tsunami qui sonnera le glas du système au risque, aussi, de faire disparaitre l’Etat. 

Méditez l’analyse précédente ! Et puisque votre humble serviteur, qui écrit ces lignes, a déjà médité sur le cas, je ne cesse d’inviter l’élite militaro-économico-politique beïdane, très minoritaire au sein de la même communauté, à méditer sur les dangers qu’ils font courir au pays. Pour qu’ils prennent enfin la mesure des risques que nous courons tous demain. Il faut immédiatement lancer un processus de négociation apaisé sur la question nationale aussi nommée la cohabitation entre nos communautés si meurtries. 

Pour terminer, vous pouvez ne pas être d’accord avec moi, mais pensez une seconde que mon analyse puisse tenir la route. Alors danger ! Il faut dans ce cas réagir. Et vite. Car, il n’y aucune priorité plus urgente et fondamentale que celle portant sur la question nationale. Et donc sur la PAIX. Au passage, rappelons que le dialogue, façon Général Prédator, est un enfumage pour maintenir un régime. 

Alors qu’il faut détruire un système pour maintenir et sauver un Etat. Bon, c’est ce que j’ai compris aujourd’hui dans ma petite tête fatiguée par ce pays si oppressant. 

Salut !

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Kemet-Seth88 (H)11/05/2017 13:44

les noirs en Mauritanie sont comme hypnotiser par une magie si puissante qu'ils ne contestent aucunement toute les injustices faites a leurs encontre, bien qu'instruit et compétent, le fonctionnaire noir se contente des miettes qu'on lui donne et participe même a sa propre exclusion du fait de son silence pacifique et complice. le salut de notre liberté et de notre dignité ne viendrait pas de l’extérieur mais bien de nous même Voir moins

sahelien (H)11/05/2017 13:21

Ces rapports de l'ONU ont un aspect comique dans leur maniere de parler de l'Apartheid sans le nommer. Pourquoi s'etonner lorsque une armee d'occupation ne reserve que 10% des rangs d'officiers aux autochtones fricains qu'elle colonise? Le plus etonnant en realite est l'incroyable passivite des Africains dans cette question. Comment expliquer qu'un peuple autrement normal accepte que des colons etrangers arabe viennenet d'asis occuper vos terres, prendres vos enfants en esclaves, vous assujetir a un apartheid sans gene, sur vos terres ancestrales? La est la vrai question??? Que font ces noirs pendant qu'on les b***e a longeur de journee? Voir moins

moukhabarat (F)11/05/2017 12:50

C'est faux si on tient compte uniquement de la couleur de l'épiderme: 80% des militaires sont noirs. Si c'est l'appartenance ethnique c'est vrai que les soninkés sont culturellement antimilitaristes, les wolofs preférent la police quant aux toucouleurs ils ont été marginalisés en raison des push qu'ils ont complotés. Tant que les castés des toucouleurs n'ont été dignement reconnus au sein de leur ethnie ce problème persistera car cette frange majoritaire chez les haalpularen en veut à mort aux maures qui ne traitent qu'avec la noblesse peule. Voir moins

Hamdoulah (H)11/05/2017 12:42

Qui dit mieux parmi les gens hypocrites qui crient à tout vent la nécessité de l'unité national ? C'est sur ce base ? ? ?

lass77 (H)11/05/2017 12:19

Après le rapport onusien fustigeant l'exclusion des noirsn ceci est un autre constat . Alors on attend ici que certains hypocrites ou kouffars professionnels vont nier les faits dénoncés que tout Mauritanien constate. Voir moins

Bertrand (H)11/05/2017 11:49

Ce n'est pas important. qui sont les noirs 90% des mauritaniens sont noirs et les 10% restant vivent 24/24 sous les climatiseurs, sont albinos ou mettent du khayçal. Il fut un temps ou 99% de l'armée était noir. Il en est de même de la police, de la CNSS, de la santé. Puis les noirs ça signifie quoi un peulh muslman conservateur, un hartanie arabe culturellement et musulman, un ivoirien naturlisé et qui reste un ivoirien, tous les chérifs (chorfa) les lechyakh, les métisses, les rapeurs. Si les noirs ou les arabes (noirs, blancs, bleus, gris et beige) pouivaient constiruer une identité, l'afrique et lemonde arabe africain et asiatique ne seraient pas déchirés par des guerres qui ne finissent pas. LE CHAUVINISME DES UNS ENTRAINE LE CHAUVINISME DES AUTRES ET LA BOUCLE EST FERMEE. Il faut aussi compter le nomre de voiture des noirs par apport au blancs, le nomre de femmes, le nombre d'enfants, lenombre de téléphone, le nombre de dents des noirs et des blancs. Et se serait un grand racisme, car les bleus, les rouges, les jaunes, les verts et ceux qui se troivent dans le spectre séparant deux couleurs seront peinés et crieront au racisme et à l'inégalité. Soyons intelligents et honnête avant de décliner notre imbécilité aux yeux du monde. Voir moins


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Maurtitanie: un rapport onusien fustige l'exclusion des Haratines et des négro-Africains

2017-05-11 23:39:11

Le360 - Un document du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté, Philip Alston, établi à l'occasion d'une mission effectuée en Mauritanie du 02 au 11 mai 2016, et qui sera présenté à Genève en juin, stigmatise l'exclusion des Haratines et négro-mauritaniens.

Une grande partie de la population mauritanienne "continue à vivre dans une pauvreté multidimensionnelle et n’a pas accès à une nourriture suffisante, à l’éducation, à l’eau, à l’assainissement, ni aux soins de santé". Ce constat est établi à travers un document du rapporteur spécial des Nations Unies (ONU) sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté, Philip Alston.

Ce dernier a effectué une mission dans le pays du 02 au 11 mai 2016. Ce rapport sera présenté à l’occasion de la 35e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui se déroulera à Genève du 06 au 23 juin 2017.

A l’ordre du jour de la rencontre : la promotion et la protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement».

Ce document affirme que "les Haratines et les négro-mauritaniens sont pratiquement exclus de toutes les fonctions réelles de pouvoir, ainsi que de nombreux pans de la vie économique et sociale, ce qui les condamne de fait à la pauvreté".

D’autres difficultés se posent également pour combattre la pauvreté. Ainsi, "les droits économiques et sociaux ne sont pas suffisamment reconnus, on ne dispose pas de données fiables correctement ventilées, et l’espace dont jouit la société civile va en se rétrécissant". ajoute le rapport.

Au cours de cette mission, le rapporteur spécial des Nations Unies (ONU) sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté à rencontré les autorités gouvernementales, le parlement, les organisations de la société civile, les organisations Internationales (OIN) opérant sur place et les membres du corps diplomatique accrédités en Mauritanie.

Ce document relève cependant que la Mauritanie est un pays riche sur le plan des potentialités: minerai de fer, bétail, poissons, terres agricoles dans la vallée du fleuve. D’après l’enquête sur les ménages réalisée par les autorités en avril 2015, «la pauvreté aurait été ramenée de 42% en 2008, à 31% en 2014, et l’extrême pauvreté de 25,9% à 16,6% au cours de la même période».

Insistant sur l’exclusion des Haratines et des négro-mauritaniens, le rapport ajoute "qu’ils sont systématiquement absents de la quasi-totalité des postes de responsabilités et constamment exclus des nombreux aspects de la vie économique et sociale. Ces groupes représentent plus des 2/3 de la population, mais différentes politiques servent à rendre leurs besoins et leurs droits invisibles".

Par ailleurs, regrette le rapport, "le gouvernement a pour principe de ne pas recueillir des statistiques sur le nombre de Haratines et d’afro mauritaniens vivant dans le pays, de ne pas ventiler les données dans les domaines tels que la santé ou l’éducation, alors que cela permettrait d’évaluer la manière dont certains groupes de la société s’en sortent par rapport à d’autres".

En dépit de cette absence de statistiques officielles sur l’exclusion de certaines franges de la population, les responsables du «Manifeste Haratine» avancent quelques chiffres pour donner un visage à cette réalité: «80% des chômeurs, 85% des analphabètes et 95% des individus sans terre pour cultiver» seraient issus de cette dernière composante. Qu’en serait il pour les négro-mauritaniens?

Pour défendre sa position et «les progrès réalisés» dans la lutte contre «les séquelles» de l’esclavage et le «rétablissement des négro-mauritaniens dans leurs droits» après les exactions des années 1990, le gouvernement mauritanien envoie traditionnellement dans ces forums onusiens un contingent d’ONG, dirigées souvent des membres de ces communautés. Genève 2017 devrait obéir à la même règle.

Par notre correspondant à Nouakchott 
Cheikh Sidya


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Agriculture/Trarza La Délégation applique la nouvelle donne agricole de qualité et du minima ?!?…

2017-05-11 23:44:49

Le délégué de l’agriculture au Trarza, nommé il a y à peine un peu plus d’un an, a hérité d’une situat ion entachée du plus grand scandale des engrais que le monde agricole a connu dans le pays.  Appliquant et martelant, à qui veut l’entendre, la nouvelle politique agricole de recherche de la qualité du minima, basée sur la transparence et l’efficacité dans les pratiques et us agricoles. Un constat amer a été fait face à la nouvelle stratégie agricole, la production a sensiblement baissé l’année dernière, post scandale de l’engrais, même si elle a repris de l’ascendant avec timidité, au grand dam des consommateurs, qui se sont rabattus sur le riz du voisin agriculteur sénégalais voisins, plus propre et plus abordable par le prix… Pour ce qui concerne la délégation de l’agriculture son actuel locataire est très expérimenté, il a la particularité de connaître le Trarza pendant les années fastes du début de l’irrigué, Khattry Attigh, a amorcé, sous l’impulsion d’une ministre engagée, un virage de 90°C, tournant le dos aux facilitations et dessous de tables accordées à des agriculteurs influents ou politisées. Finie la grande indulgence, accordée agriculteurs et industriels/décortiqueurs qui jouaient sur la quantité et ne respectaient pas ni les normes, ni le calendrier agricole, assuré de pouvoir vendre au plus fort, sans tenir compte de la qualité des productions. Les regroupements dits villageois, bénéficieraient de faveurs spéciales, dont certaines sont maintenues, mais à condition de passer par la voie hiérarchique tout donnant les preuves du statut d’agriculteurs villageois regroupés. A titre d’exemple, la réhabilitation des périmètres, le nettoyage des axes hydrauliques, sont en vigueur. La seule fausse note du mandat de la ministre à accomplir par le délégué, c’est sans doute le manque de suivi et d’exécution des engagements non tenus par Mme la ministre et que le délégué est impuissant à pouvoir rappeler sa ministre à l’ordre face à des engagements primordiaux agricoles non tenus. Nous y reviendrons in cha Allah… Ø Sid’ahmed…… Agence Gsfpresse&Madias


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Sécurité Mali : A quoi ont servi les six avions d’attaque A-29 Super Tucano auprès d’Embraer

2015-06-29 12:36:15

(Agence Ecofin) - Le Mali avait commandé six avions légers d’attaque Super Tucano A-29 auprès de l’avionneur brésilien d'Embraer. Le contrat relatif à cette commande a été signé lors du salon de l’aéronautique du Bourget par le ministre de la défense malien, Tieman Coulibaly, et le président d’Embraer Defense & Security, Jackson Schneider. Ce contrat  comprend un volet de soutien et de formation des pilotes et des mécaniciens au sol. Ces avions d'attaque seront utilisés pour de la formation avancée, de la surveillance et des missions de sécurité intérieure. Le Super Tucano est en service dans 10 armées de l'air, notamment au sein de l'US Air Force pour des missions d'attaque au sol. Sur les 210 commandes fermes passées pour cet appareil, l'industriel brésilien en a déjà livré 190.  


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