Atteintes physiques graves et délibérées des manifestantes, ciblage familial et torture publique...

jeu, 22/02/2018 - 15:54

IRA-Mauritanie - Ce jeudi 20 décembre 2018, les militantes et militants de la Coordination IRA de Nouakchottcomme celles et ceux des sections des villes de Boghé et Mbout, ont organisé des manifestations pacifiques pour dénoncer la poursuite de la détention arbitraire du président et député Biram Dah Abeid. 

Ces activités pacifiques, droits garantis par la constitution mauritanienne, rentre dans le cadre de la sensibilisation de la communauté mauritanienne et des justes de par le monde et dénoncer le complot ourdi par le régime raciste et esclavagiste du dictateur Mohamed Ould Abdelaziz.

La machination visant à mettre le président Biram Dah Abeid hors d'état de competir et par conséquent exclure les thèmes d'importance cruciale et nationale du débat de campagne comme l'esclavage, l'oppression des personnes d'ascendance africaine, le développement de l'extrémisme violent, des échéances électorales de 2018-2019. 

A Nouakchott, aux premières heures de la journée, les militantes et militants se sont rassemblés nombreux en sit in pacifique devant les locaux du Ministère de la justice, à Nouakchott. La police anti-émeute, venue en très grand nombre, a bloqué les issues de retraite et usé de la force brute et gratuite, des gourdins et matraques pour passer à tabac les militants pacifiques avec une violence et un sadisme qui ne sont explicables que par le racisme et le mépris exacerbés, nourris chez les éléments les plus fascinant de la tendance de l'extrême droite arabo-berbère au pouvoir personnifiée par le chef de l'Etat Mohamed Ould Abdelaziz. 

Cette barbarie que rien ne peut justifier a fait vingt et sept (27) blessés, admis aux urgences de l’hôpital national. 

Les femmes et les filles ont été particulièrement visées, leur nombre important parmi les blessés en atteste. L'acharnement ciblé contre la fille du président Biram Dah Abeid, Aicha Biram, et son épouse Leila Ahmed, représente un message de terreur, envoyé sans états d'âmes, par le dictateur et son bras armé, le chef de la police et général, Mohamed Meguet, à Biram Dah Abeid dans sa cellule.

Un policier arabo-berbère, s'est détaché du lot, et s'est employé à casser soigneusement et froidement, le bras de la fille du président d'Ira-Mauritanie , Aicha Biram; la victime était debout seule, détachée de la foule, en compagnie d'une femme qui a tenté de la protéger par son corps, en vain.

L'inspecteur de police Mohamed Lemine Ould Teyib dit Memine et son bras droit, le tortionnaire notoire, casseur de noirs et d'esclaves, Habib, ordonnaient à leurs éléments de frapper sans discernement les manifestantes et manifestants. L'inspecteur disait aux policiers, "tapez sans hésiter, la France n'est plus avec eux mais avec nous." 

Ce propos de l'officier de police, renvoie à des propos attribués au chef de la diplomatie française, très largement relayés et commentés par les médias proches des milieux du pouvoir et certainement dénaturés car ils sont aux sujet de l'emprisonnement du député et président d'Ira-Mauritanie.

La militante anti-esclavagiste et épouse de Biram Dah Abeid, Leila Ahmed à été attaquée par un très grand nombre de policiers qui l'ont entouré et roué de coups de matraques et de rangers; c'est ici la seconde partie du message passé par les puissants gouverneurs militaires de la Mauritanie, à l'incorrigible contestataire Biram Dah Abeid. 

Ces deux scènes honteuses de martyrisation de femmes innocentes, pacifiques et sans danger aucun, par nos vaillants officiers et membres de forces de sécurité, sont illustrées dans deux vidéos que vous pouvez visionner en bas de ce communiqué. 

Les nombreux blessés ont tous été transportés par le soins des gens d'Ira-Mauritanie aux services des urgences de l'hôpital de Nouakchott pour recevoir les soins. Les médecins ont décelé la fracture du bras chez Aicha Biram et Seyid Mohamed, un militant de la section Arafat de Nouakchott. Sabbar Mousa une fracture à la jambe. 

Leila Ahmed, Coumba Ndaw et Lalla Elkory, trois militantes connues d'Ira-Mauritanie, sauvagement battues, sont sorties de l'hôpital avec prescription de plusieurs jours de repos et d'inactivités de travail comme bien d'autres militantes et militants à l'image de Amodou Traoré qui a passé un peu moins de deux heures de temps sans reprendre conscience, suite à son molestage. 

Malgré tout ceci, Ira-Mauritanie :

-réitère sa détermination à aller de l'avant pour exiger la fin de l'esclavage, du racisme, par l'application du droit et de la justice sociale.

- exige l'application du droit à l'expression, à l'association et la manifestation pour tous les mauritaniens et mauritaniennes. 

- exige la séparation des pouvoirs et la levée de l'assujestion de la justice par le dictateur et son clan familial et clientéliste. 

-exige des élections libres et transparentes. 

-exige la libération sans conditions de l'honorable député Biram Dah Abeid, seul candidat déjà déclaré pour les élections présidentielles de 2019.

IRA – Mauritanie, fidèle à son option pacifique 

- Félicite les militants de Nouakchott, de Boghé et de Mbout pour la réussite de leurs actions pacifiques de dénonciation, 

- Souhaite un prompt rétablissement aux blessés, 

- Promet de diligenter des poursuites judiciaires, tant au niveau national qu’international, contre les policiers tortionnaires dont la liste a été établie, 

Nouakchott, le 21 décembre 2018