Agriculture : Une commission de crise pour gérer et indemniser les agriculteurs, victimes des pluies...

sam, 15/08/2020 - 13:06
moissoneuses batteuses de blé et de riz...

Suite aux dégâts occasionnées par les premières pluies de fin juin et début juillet sur Rosso et sa périphérie, rendant difficile sinon impossible la récolte, les autorités mauritaniennes, notamment le président de la république, suite aux sollicitations des agriculteurs victimes des dégâts, a donné des instructions afin de les recenser et les indemniser.

Une commission de crise émanant du ministère du développement rural en collaboration avec les autorités locales, avait été dépêchée sur la vallée à Rosso où la majeure partie des superficies se trouvent, afin d'évaluer et s'assurer de l'ampleur des dégâts, qui ont été assez importants.

Estimés selon les acteurs, la fédération des agriculteurs, la délégation locale du ministère, à plus 10.000 ha.
Une enveloppe de plus d'un milliard et demie ancienne, a été aussitôt accordée afin de subventionner le gros manque à gagner qui devait suivre les dégâts subits.

la nature des dégâts subit...

De l'avis des agriculteurs expérimentés, les pluies ont des effets négatifs sur la riziculture quand le cycle productif arrivait à sa fin.

Affectant la solidité de la graine, le taux d'usinage, le poids et la rentabilite, le paddy rattrapé par les pluies perd aussi, 40% de son prix.

Cela constitue une catastrophe chez des agriculteurs, qui n'ont pas de moyens de recolte, devenant la cible de quelques prestataires ou courtiers, qui louent leurs services à des prix exorbitants, malgré une fixation symbolique sans aucun sens et pas du respectée, chez des privés, d'un prix de recolte à l'hectare de près de 50.000 umA.

La commission de crise installée à Rosso et dirigée par un chargé de mission du ministère expérimenté, assistés de quelques camarades et conseillers, a la particularité de toujours bien gérer naguère les crises du genre, Hasny, son nom, travaille en collaborant avec certains agriculteurs désignés par leurs collègues afin d'aider à l'identification des paysans ayant reellement subis des pertes conséquentes.

Faut-il rappeler que dès l'annonce d'un soutien aux agriculteurs touchés, presque tous se sont enregistrés en tant victimes des pluies. Mais la Commission, le waly et les services de la délégation ont vite démêlés les réelles victimes des autres, notamment ceux qui avaient pu recolter avant les pluies.

La subvention ou l'aide s'articule autour d'une aide en intrants (angrais) du 1/3 du montant de près de Cent soixante trois mille ouguiya anciennes, le restant devra être viré aux comptes des bénéficiaires ou remis sous forme de chèque au trésor public.

Ce soutien fera une belle bouffée d'oxygène chez des producteurs, qui, malgré leurs efforts pour la majorité des coopératives villageoises ou paysans privés villageois ou citadins, font une agriculture du temps des pharaons, où aucun plan d'action ou prospections ou études ne sont faites, bref une agriculture improvisée qui n'a pas d'objectif à court, moyen ou long terme.

Les autorités sont au courant et savent tout ce qui se passe dans agriculture moribonde, bourgeoise et fallacieusement industruelle, mais ne font aucun effort afin d'inciter à former des agriculteurs, qui en ont besoin tout en leur trouvant des moyens de recoltes efficaces et abordables.

Enfin, une petite inquiétude s'est propagée quand certains agriculteurs impatients, qui ont déjà entamé la campagne hivernale, ont cru qu'il y aura du retard, de possibles détournements ou difficultés pendant les règlements à un trésor de Rosso, tristement connu pour ses manoeuvres contraignants, visant à pouvoir bénéficier d'un pourcentage au moment des paiements. Affaire à suivre de près par la commission et le waly, puisque les chefs de services de toute la wilaya en sont des victimes muettes ou complices.

> Sid'ahmed de Rosso...

riziculture défaut de recolte...
des moissoneuses introuvables...