Coup de Gueule : Douane de Mauritanie, genèse d'un corps malade et rebelle...

sam, 21/08/2021 - 18:08

Qui connaît le corps de la douane de Mauritanie, doit se rappeler des moments quelle a traversé depuis son balbutiement parallèle à l'avènement de l'état mauritanien.

Qui n'a pas entendu parlé du refus, des jeunes mauritaniens très religieux et moins exposés à la pauvreté des années 70 ?, de s'enrôler dans la douane, puisqu'elle s'adonnait, à leurs yeux, à des pratiques contraires à l'Islam ?

Qu'est ce qui s'est passé entre entre-temps ? 

De nos jour, pour devenir un agent de douane, il faille faire intervenir un général ou un ministre.
Paradoxalement, le refus ou rejet, existe toujours ou devient une anecdote par rapport  à un passé récent ? 
Même si certains jeunes accros à la tradition et au refus religieux, d'être douanier, la grande majorité s'émerveillent pourtant en observant la rapidité par laquelle un sortant des douanes, devient un individu sans difficulté au quotidien.

Véhicule, logis et ravitaillement régulier à l'épicerie, tel un directeur central d'une grande boîte ou riche startop des high-teck. Pourtant, la plupart de ces fonctionnaires des finances ne peut lire ni écrire un texte, correctement d'une quelconque langue.

Les hauts gradés du corps ne sont pas en reste des déficits intellectuels, mais l'arabe qui a été leur principale langue de formation scolaire, peinalise ceux qui n'ont pas bénéficié du bilinguisme, or le code douanier et tous les documents d'une quelconque transaction douanière et autre, se font en français, en anglais et jamais en arabe, une catastrophe chez la plupart des déclarants analphabètes qui se font aider par des jeunes francophones.

Une douane victime d'une hiérarchie souvent militaire donc ignorante des textes ainsi que de la culture douanière. Qu'est-ce que c'est une culture douanière ? 
Savoir les règles et us de la douane tout en l'opposant à celle de l'armée.

Une douane sacrifiée et exploitée...

En observant les recettes de la douane en Mauritanie ces quinze dernières années, près de trois milles milliards douguiya anciennes, se rend compte, qu'elle a été soigneusement exploitée telle une vache laitière qui doit toujours et plus donner, sans avoir de retour, or ce qu'elle donne est compté sur sa longévité et la santé de son effectif... 

La douane de nos jours est malade très malade, essoufflée, atteinte par d'eun covid incurable, par la faiblesse des doses en argent/oxygène lucides ou non, quelle ne reçoit plus. Or la douane et les douaniers, c'est un corps fait de l'argent et pour l'argent.

Qui leur diminue ou coupe l'argent, c'est l'oxygène qui est coupé, donc une respiration coupée, donc la mort lente. Tel le covid face au corps humain

 

Face au Port de l'amitié, nous nous sommes trompés de cible, face à  la nomination de Khaled en remplacement d'un Med Saleck Loullah, très généreux et fin connaisseur des textes, qui d'un coup de téléphone arrivait à convaincre les riches importateurs à régularisé ou faire mieux envers la douane qui marquait le pas dans ses recettes. Il a été viré par le général O. Mammy, qui ne supportait plus la renommée d'un homme d'Adrar facile à abattre sous Aziz.

Un homme très docile et sage Khaled a été amené pour les besognes très douteuse du général, fermer les yeux sur tout et ne rien réclamer.

Quelques années avaient suffi pour exaspérer un Khaled au bord de la révolte, passée la période Aziz, Ould Ghazouany n'apporte rien face aux pratiques peu orthodoxes de Dah Mammy, qui apprend que ses choix n'ont pas été appréciés ni appréciables sous Aziz.

C'est l'affolement et la recherche des meilleurs moyens pour rester à la tête dune douane rebelle et ennemi des consommateurs et du peuple tout entier. 

La douane dans l'entendement des mauritaniens, c'est  la générosité sans limite, or ceux dont qui sont au sein du corps, ne sont pas des douaniers, plutôt des collecteurs de sous invétérés éhontés qui n'en font que pour leurs poches.

Mais la nouveauté dans le corps de la douane, cet l'apparition de cadres issus des wilaya et tribus de l'Est du pays connus pour leur attachement aux préceptes de l'islam, qui ne vont pas de pairs avec les pratiques douanières.

La plupart des hauts cadres actuels de la douane sont issues de l'Est, ce qui était attendu et préparé sous Aziz, qui n'accordait aucune importance à la douane, mais, avec l'avènement de Ghazouany les choses se sont clarifiées et se sont même amplifiées, aux détriments de cadres hors grades plus anciens et plus expérimentés que les jeunes loups affamés que le général Dah tente fallacieusement de placer au plus haut avant son départ, pour garder une mainmise sur le corps les années àvenir .

L'exemple le plus frappant est la nomination il y a quelque mois à peine d'un jeune inspecteur, gendre ou beau fils d'un général, au Port de l'amitié comme chef de bureau bis, parallèlement à Khaled, de loin plus gradé que lui et avec qui il devait partager les prérogatives ou lui en prendre quelques-unes.

Ceci a accompagné la déculottée qu'a subi Dah Mammy, face à l'assouplissement de l'importation des véhicules d'occasion. 

Le général Dah Mammy, toujours mauvais dans ses us et pratiques, fait valser tous les inspecteurs, afin de placer l'inspecteur actuel chef de bureau  Sidy Mohamed, qui malgré ses bonnes études universitaires et son extrême intelligence, est sans expérience et sans charisme au sein de la douane. Il arpente ainsi les hauts grades de la douane avec une vitesse fulgurante et un manque de vision et de respects à ses engagements qui étonnent tous les observateurs usagers au Port.

Ses camarades inspecteurs nommés en même temps que lui comme un certain O. Moine qui de son sommeil à Rosso a été, en sursaut, nommé en remplacement à Sidi Mohamed, qui était déjà chef de bureau à Oum Tounsy.

Rosso devait accueillir un inspecteur bénéficiant des effets de Biram Dah, une action positive envers les cadres haratine de la douane, Sidi Sweidatt son nom, frère d'un s.g de ministère, sans difficultés et poli naguère quand il était au port, mais qui commence à se faire pousser des ailerons...

Tous les bureaux suivant :
*Port de Nouadhibou 
*Bureau dit Poste 55 des douanes
*Bureau de Rosso
*Bureau de Kaedi
*Bureau de Bir Moughrein, sont occupés  par des Hassanophones pour ne pas dire Bidhane et on n'y verra jamais un negro-africain chef d'un quelconque bureau.
Cela s'appelle quoi du racisme ou de la ségrégation négative ?

Telle est cette douane maudite qui excelle par son arrogance et la traque aux petites vendeuses sénégalaises de pasreques ou du petit trafiquant ambulant qui fait la bavette entre deux pays limitrophes à la Mauritanie afin de faire nourrir, éduquer et bâtir un petit toit à sa famille...

Etfou bicoum Jemarek ou Jamar ahmar...

> Sid'Ahmed....